Une mission: la compassion
Camille de Lellis s’est imposé d’emblée comme protecteur de nos fraternités à cause de son amour plein de délicatesse pour les souffrants, dans lesquels il reconnaissait le Christ.
Ce saint italien, (né en 1550, mort en 1614), dut renoncer au projet de devenir capucin suite à une blessure de guerre qui refusait de guérir... Proche de la souffrance depuis son enfance, il trouva dans les hôpitaux une nouvelle façon de se dévouer à Dieu corps et âme en se faisant le serviteur des malades.
Il sut être à l’écoute de tous les besoins de la personne et la soutenir d’une présence de compassion sans limites.
De Saint François il a retenu cette conviction: "si une mère nourrit et chérit son fils selon la chair, à combien plus forte raison devons-nous nourrir et chérir nos frères selon l’esprit". Il l’incarna dans une charité ardente et inventive, suffisamment contagieuse pour susciter la naissance d’une nouvelle famille religieuse: l’ordre des Camilliens.
Canonisé par le pape Benoît XIV en 1746, Camille de Lellis fut déclaré patron des malades et des hôpitaux en 1886 par Léon XIII, (à l’instar de Saint Jean de Dieu), puis patron du personnel soignant par Pie XI en 1929
Les fraternités Saint Camille de Lellis
Elles sont un prolongement de l’apostolat de la Communauté Catholique des Béatitudes au Château Saint Luc en France, dans le Tarn (81).
Répondant à un appel de l’Eglise que lui adressait Mgr Coffy, archevêque d’Albi, la Communauté a développé durant plus de vingt ans un enseignement et un accompagnement enracinés dans une anthropologie chrétienne, prenant en compte la personne dans toutes ses dimensions: physique, psychique et spirituelle. Cet accueil est vécu dans la prière et l’amour fraternel, dans l’écoute attentive de la pédagogie du Seigneur pour chacun.
Nourries par cet enseignement et travaillant dans le même esprit, les fraternités Camille de Lellis se sont constituées dans certaines villes au service de l'Église diocésaine.